La XIIle conférence internationale permanente d’études altaïques s’est ouverte à Strasbourg
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27 Juin, 1970
L’université de Strasbourg et plus particulièrement le centre de recherches d’histoire des religions et l’institut d’études turques seront durant les cinq prochains jours le siège de la XIIIe conférence internationale permanente d’études altaïques (en anglais PIAC : Parmanent International Altaistic Conference). Plus de 150 savants venus de vingt pays différents participent à cette rencontre internationale, Les spècialistes des études altaïques d’Union soviétique ont envoyé un télégramme pour exprimer leurs regrets de ne pouvoir participer à la conférence. Les travaux de cette XIIIe conférence sont consacrés aux «traditions religieuses et para-religieuses chez les peuples altaïques» peuples originaires des monts Altaï, à la frontière de la Sibérie et de la Mongolie, et qui représentent une grande famille ethnographique comprenent notamment les Turcs les Turcomans, les Hongrois, les les Kirgiz, etc.
La PIAC réunit des savants spécialisés dans les études turques, mongoles, toungouzes, embrassant des domaines très vastes: histoire, linguistique, philologie, ethnologie, c’est-à-dire des disciplines où la coopération permanente entre les chercheurs est obligatoire. La conférence fut décidée en 1957 à Munich, lors du congrès international des orientalistes. Depuis, les savants se retrouvent annuellement.
Au cours des années, le nombre des participants n’a cessé de croitre des puissances altaïques s’y sont jointes : Union soviétique, Turquie, Mongolie.
Cette année donc, les travaux portent essentiellemnet sur les sujets suivants: Chamanisme, c’est-à-dire les pratiques religieuses des prêtres sorciers, Islam, vestiges chamaniques dans l’Islam, sectes dissidentes de l’Islam, Dès hier après-midi, les spécialistes des études altaïques se sont groupés en sections pour discuter de ces divers thèmes.
En siégeant à Strasbourg, les membres de la PIAC siègent aussi pour la première fois en France. Ils avaient exprimé le désir de venir en Alsace l’an dernier, lors de leur rencontre à Berlin-Est. À vrai dire la France — et particulièrement la région de l’Est — jouit d’une solide réputation dans le domaine des études altaïques. Paul Pelliot, orientaliste éminent, fut un pionnier de plus ces recherches et Jean Deny, le pluse grand turcologue de son temps, était de Gérardmer.
La séance inaugurale d’hier fut présidée par le doyen Simon, président du centre des recherches d’histoire des religions, qui souhaita la bienvenue à ses collègues étrangers. M. Bazin, directeur de l’institut d’études turques de l’université de Paris, donna un aperçu complet de l’évolution de la turcologie en France, tandis que Mme Melikoff, directeur de l’institut d’études turques de l’université de Strasbourg, rapella l’évolution rapide de son institut et l’intérêt que les étudiants portent à cette discipline.
« Turcica », revue scientifique, réalisée à la fois par les universités de Strasbourg, de Paris et d’Aix-en-Provence, est l’un des résultats remarquables de la collaboration étroite entre les turcologues des trois universités.
Hier soir, M. Livet, président du conseil transitoire de gestion de la faculté des lettres, a donné une réception en l’honneur des spécialistes d’études altaïques dans la salle de la table ronde.
Une nouvelle journée de travail attend les chercheur aujourd’hui. Ils s’offriront toutefois quelques loisirs en se rendant à Saverne ce soir, en excursion à travers la région dimanche. Le maire de la ville de Strasbourg et le recteur de l’académie les recevront lundi.
